> Graphiste et illustrateur internationalement reconnu, domaine où son travail obtient de nombreuses distinctions : Grand prix de l'affiche française 1984, Prix d'honneur de l'affiche 1983 des Japan' railways, Grand prix de l'affiche 1978 de l'Art Director Club of Tokyo, Grand prix de l'affiche française 1977.
> Abandonne en 1986 l’image publicitaire pour se consacrer à la peinture. Une première période expressionniste et colorée donne lieu à plusieurs expositions personnelles et collectives avec des catalogues préfacés par Jean-Luc Chalumeau critique d'art, Jean-Daniel Baltassat et Chochana Boukhobza, tous deux écrivains.
> A partir de 1992 ses recherches l'amène à une autre vision de la peinture liée à la spécificité temporelle de ce médium au travers d’une abstraction monochrome radicale consacrée en 1997 par l'exposition « La peau de la peinture » avec l'aide du Ministère de la culture, dont le catalogue est préfacé par Jean Lauxerois, philosophe. Henri-François de Bailleux et Isabelle Yaouanc en font une critique élogieuse et Katy Mettling réalise un entretien sur " Les usages et états de la couleur noire " pour sa thèse de Maîtrise Universitaire à Paris VIII. Marina Zakarian, commissaire de l'exposition « The Tao of Painting : Principles in Monochrome » invite Hélène Majera à y participer (Musée d'art contemporain de Dallas). En 2000, l'exposition « Rouges » et le personnage du peintre s'inscrivent dans les premières pages du roman de Dominique Sigaud « De chape et de plomb » et donne lieu en 2003 à l'exposition « Monochromes » à Tours, avec le soutien du Ministère de la culture et de la Région Centre.
> Toujours fidèle à la monochromie et au questionnement temporel, Hélène Majera met en regard la peinture et l'actualité suivie au quotidien de 2002 à 2004 : une série de trente toiles dont certaines ont été montrées au Centre d'Art Contemporain de Montbéliard « Le 19 », à l'initiative de Philippe Cyroulnik, commissaire d'exposition et directeur du centre, pour l'exposition collective « Déchirures de l'Histoire » en 2003-2004.
> 2005-2006 « Blank - a virtual painting - » annonce une nouvelle direction dans la recherche d’une autre conception de représentation picturale née de la confrontation entre matérialité et virtualité, image fixe et images en mouvement, où la peinture et la création informatique (réalisée à partir du seul tableau originel) ouvrent un espace de temporalités inédites compris entre les strates de la peinture et leur déploiement linéaire / en boucle dans la vidéo.
> 2007 « Games », travail pictural sur les tortures menées dans la prison d’Abu-Ghraib en Irak, reprend et installe le même dialogue peintures / vidéo.Les vidéos « Blank » and « -X- » sont publiées sur parisART.com
> 2008 La dernière série de peintures « AlisAliz », met en œuvre une esthétique de la fragmentation qui révèle les infinies possibilités de re-création du réel. Le monde merveilleux d’ « AlisAlis! » est au cœur des circuits informatiques et de la mécanique géométrique des pixels. Si la fragmentation explose la scène initiale de représentation, ses morceaux ne sont pas à considérer comme autant de vestiges d’une lecture ou d’un sens perdus, mais procèdent bel et bien à une création du continu au sein même du discontinu remettant ainsi en question l’unité temporelle et spatiale de notre perception. « AlisAliz » est remarqué par Jeannette Mariani qui lui consacre une exposition à la Galerie13 en octobre 2008. |